Wednesday, 22 March 2017 08:15

PLUS JAMAIS ÇA !!!

Il y a quelques jours que nous avons appris avec amertume le cas d'une écolière de l'école fondamentale de Shinge en province Cankuzo qui a été mise enceinte par le directeur de cette école et que le nouveau-né est mort juste après sa naissance. Après plus de deux semaines, le corps du bébé reste à la morgue de l’hôpital Buhiga à Karusi, suite à un bras de fer entre le père et la famille de la mère de cet enfant qui se rejettent mutuellement la responsabilité d'inhumer dignement cet enfant. Le cas arrive à quelques semaines seulement après qu'un autre enseignant de l'école la "Bergeronnette" de Gitega a abusé sexuellement 17 fillettes qu'il enseignait les cours du soir et dont l’âge varie entre 8 et 15 ans. La FENADEB condamne fortement le comportement ignominieux de certains éducateurs (s’il faut les appeler ainsi) qui font de leurs élèves des objets d’assouvissement de leurs désirs sexuels. En effet, on ne pourrait pas s’imaginer qu’un tel incident puisse se produire ; non seulement l’éducateur scolaire joue un rôle d'enseignant, il est aussi parent de ses élèves. Comment se fait-il qu'un père puisse assujettir sa propre fille à l’exploitation sexuelle par lui-même ? C’est inimaginable! L’enseignant ne devrait en aucun cas abuser de son autorité pour engager les élèves qui sont à sa charge dans des relations intimes. L’élève, quel que soit son âge, est toujours assimilé au mineur et chaque relation sexuelle lui engageant constitue bel et bien le viol. Etant donné que ce phénomène est devenu monnaie courante dans le milieu scolaire burundais, la FENADEB encourage la justice burundaise à aller de l’avant pour punir exemplairement et décourager les auteurs de ces infractions. Elle demande également aux responsables scolaires, aux autorités administratives, à la communauté et aux parents d’être vigilant pour ne pas donner des occasions à ces personnes sans moralité qui sont des véritables loups ravisseurs dans nos brebis, le Burundi de demain. Ces personnes ne devraient pas avoir place dans le métier d’enseignement qui, selon l’article n° 42 de la loi N°1/19 du 10 Septembre portant organisation de l’enseignement de base et secondaire, exige d’avoir des qualités intellectuelles, physiques, psychologiques, morales et sociales, de cultiver et de développer des compétences professionnelles et d’être un agent de changement et de développement. Quant au cadavre du bébé qui gît à la morgue depuis plus d’une quinzaine de jours, la FENADEB demande aux autorités administratives locales d’intervenir pour qu’il soit inhumé dignement.