Plus qu’une mère pour plus de 200 enfants démunis depuis 1994

Plus qu’une mère pour plus de 200 enfants démunis depuis 1994.

Le dixième jour du Mois de Janvier l’an 2021, le service communication de la FENADEB s’est rendu au Quartier Ngagara II  en Mairie de Bujumbura  dans le but de découvrir une femme burundaise, Madame Christine Ntahe, connue sous le surnom de Maman-Dimanche.

Qui est-elle ?

 

Née en 1949‚ Christine est Veuve‚ volontaire de la croix rouge branche municipale, elle a été  investie ‘’Mushingantahe’’ en 2010. Cette fonction tellement importante dans le Burundi ancien était jusque ‒ là réservée aux hommes seulement. Elle n’est pas seulement Mushingantahe, elle est aussi vice-présidente de la Fédération Nationale des Associations engagées dans le Domaine de l’Enfance au Burundi – FENADEB, auteur du livre Elle, un hommage aux oubliées,  elle nous raconte son parcours : ’’Je suis une femme burundaise ex‐journaliste à la radio et télévision nationale du Burundi.  L’idée de travailler avec les enfants est née en 1979, les enfants n’étaient pas encore sujet d’intérêt des medias. J’ai trouvé intéressant d’écouter les enfants et de les faire écouter aux autres  sur les antennes de la seule radio d’alors. C’est ainsi que j’ai créé une émission en direction des enfants pour leur accorder la parole, ainsi j’ai découvert  qu’il y avait des enfants en situation de rue, mais il y en avait peu avant la crise de 1993. J’ai  commencé ce geste de les accueillir chez moi en 1994 pendant la crise avec 15 enfants puisque certains d’entre eux étaient séparés de leurs familles respectives. Actuellement j’assiste 200 enfants, je les aide en kits scolaire, je paye leur frais de scolarité et le dimanche est considéré comme une journée spéciale pour eux, on partage le repas, j’écoute leur doléances  et je les envoie dans leur familles respectives, d’où est venu le nom de Maman-Dimanche.

 

Quest-ce qui vous plait dans tout ça ?

Pour moi, ce qui me plait c’est leur réussite dans la vie, certains ont déjà fondé leurs foyers, d’autres font des activités génératrices de revenus sans oublier ceux qui fréquentent les universités. La place de l’enfant n’est pas dans la rue, d’où les parents devraient prendre leurs responsabilités. Nous assistons pour les besoins complémentaires mais l’éducation de l’enfant est censée être en famille. Dans le temps, je le faisais à titre individuelle mais par après j’ai fondée l’association ‘’le bon gesteque je représente  pour me réconforter, juste pour élargir le cercle. Ces enfants possèdent des talents et des rêves diversifiés qu’ils souhaitent atteindre, c’est pour cela que j’interpelle  les âmes charitables à plaider beaucoup plus pour eux‟.

 

Un témoignage recueilli parmi tant dautres.

 

Certains de ces enfants le témoignent et ne trouvent pas des bons mots pour lui remercier. Monsieur NTUNZWENIMANA Innocent nous a fait le point au nom des ainés : ’’j’ai 20ans, j’ai connu Maman dimanche à 7ans, elle m’a éduquée‚ assistée  moralement et financièrement. Actuellement j’ai terminé l’école technique, je possède un salon de coiffure et je parviens à payer mon loyer, ma ration et mes soins médicaux une fois malade‟. Même si Maman dimanche a reçu de multiples  prix tant nationaux qu’internationaux, elle ne se fatigue pas ꓽ ses portes restent ouvertes à toute personne désireuse d’assister l’enfant burundais car ses propres moyens seuls ne suffisent pas. Pour lui ; elle aimerait  donner à ces enfants du capital pour démarrer de petits projets juste après les études.

Elle remercie le gouvernement du Burundi et les associations œuvrant dans le domaine de l’enfance qui soutiennent les projets de réinsertion sociale et l’autonomisation des familles afin de limiter le nombre de ces enfants en situation critique. Même si l’étape déjà franchie en matière des droits de l’enfant  est bonne en général dans le pays, il reste encore d’autres chats à fouetter d´où la part de tout un chacun demeure indispensable.

 

Sauver l’enfant = Sauver toute lhumanité.

www.fenadeb.org



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