TOUS LES ENFANTS ONT DES DROITS

A l’occasion de la Journée Internationale des Droits de l’Enfant qui est célébrée le 20 Novembre de chaque année, la Fédération Nationale des Associations engagées dans le Domaine de l’Enfance au Burundi (FENADEB) évalue l’état des lieux de mise en œuvre de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE). « La CIDE est dédiée naturellement à la Journée Internationale des Droits de l’Enfant. Elle est l’occasion idéale pour rappeler qu’un enfant a non seulement le droit d’être éduqué, soigné, protégé quel que soit l’endroit du monde où il est né, mais aussi de s’amuser, d’apprendre et surtout de s’exprimer ».

Quid de la Convention relative aux droits de l’enfant ?

La CIDE reconnait que l’enfant est un individu à part entière, de moins de 18 ans, appartenant à une famille et une communauté, avec des droits et des responsabilités. La CIDE se compose de 54 articles dont 41 premiers articles dédiés aux droits fondamentaux (les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels) de l’enfant et aux obligations des tiers à son égard. Les 13 derniers articles (art. 42 à 54) précisent les modalités et la date d’entrée en vigueur de la Convention, celles afférentes au contrôle du respect de ses dispositions et son interprétation pratique ainsi que l’instance qui en est chargée (Comité des Droits de l’Enfant, siégeant à Genève) .

Les  droits fondamentaux de l’enfant sont le droit à l’identité, le droit à la santé, le droit à l’éducation, le droit à la protection et le droit à la participation. De plus,  la CIDE repose sur des principes fondamentaux sans lesquels aucun de ces droits ne peut être respectés. Ce sont notamment : la non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit à la (sur)vie et au développement et le droit à la participation.

Etat des lieux de la mise en œuvre du CIDE

Le Burundi dispose d’un arsenal juridique et institutionnel favorable à l’épanouissement des enfants mais les moyens financiers disponibles ne permettent pas de couvrir tous les besoins sociaux pour l’épanouissement de l’enfant. En témoignent les violations fréquentes que l’enfant est victime mais que les actions de réponse restent toujours non satisfaites ; on donnera par exemple la situation d’enfants qui dorment à la belle étoile, d’enfants abandonnés, d’enfants déplacés, d’enfants privés du droit à l’éducation et à la santé, d’enfants spoliés de leurs biens et legs, etc.

Il est vrai que de nombreuses initiatives des organisations de la société civile œuvrant dans le domaine de l’enfance et de l’UNICEF et d’autres partenaires étrangers existent. Mais, rien ne peut combler le vide créé par l’effectivité de l’engagement concret des pouvoirs publics dans la protection des droits de l’enfant. Pourtant, les phénomènes d’abandon scolaire, d’exploitation sexuelle et de travail des enfants prennent de l’ampleur à travers tout le pays.

La journée internationale des droits de l’enfant est une occasion pour rappeler aux pouvoirs publics, aux organisations œuvrant dans le domaine de l’enfance, de jouer pleinement leur rôle dans la protection des droits de l’enfant en y investissant davantage.

Par ailleurs, la protection de l’enfant n’est pas seulement une affaire de l’Etat, de l’UNICEF, de la FENADEB ou d’une seule organisation. C’est l’affaire de tous et de chacun.



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